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 Pâturage des grands fonds

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MessageSujet: Pâturage des grands fonds   Mer 6 Sep - 22:40

Je le sens,
je me noie.

Mes mains creusent la mer,
cherchent de l'air.

Je suis à bout de souffle
Les débris de mon navire
s'abattent sur moi
m'empêchent de me battre
pour remonter au-delà.

S'il vous plait,
aidez-moi.

Mes poumons sont pleins
Pleins de rien.

Où suis-je ?
Dans l'eau, là,
pour le moment...

Rigel.
Tu as besoin d'aide,
"besoin d'air"
besoin d'un miracle.


Le ciel se referme sur moi
sa cage d'océan est mon toit.
Sous mes pieds
le même rien qu'à l'intérieur.

Mon oxygène disparait,
prisonnier de l'écume.

Oui
Je le sens,
je me noie.
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VISAGE : tom hardy

CRÉDITS : perso
BOUTEILLES À LA MER : 12

ARRIVÉE EN VILLE : 02/09/2017

DANS LA TÊTE : les lueurs des phares, je leur crache dessus

MessageSujet: Re: Pâturage des grands fonds   Jeu 7 Sep - 20:15

Beaucoup de houle ? Oh, oui. C’est argenté dans le ciel et les vagues, l’écume, il voulait dire, n’est jamais totalement blanc. Il y a des crocs qui dépassent de l’eau, d’ailleurs ça doit être vraiment le nom qu’on leur donne, les Crocs, et pour une fois la vision des terriens et celle de Bosco se rejoignent en mer et signent poliment un accord de nomenclature. Il les trahira quelques instants plus tard pour y voir un autel sacrificiel opportuniste, là pour une bonne raison. Lui, s’en fiche. Son bateau est cuirassé et bien qu’il n’ai pas l’audace de se penser à l’abri, du moins se sait-il solidement ancré à la surface et par ce fait même protégé de la voracité du gouffre. C’est pour ça qu’il voulait le baleinier, et pas les esquifs, pas les trois mats, pas ceux qui comptent sur le traître souffleur pour onduler avec l’eau bleue. Enfin, voila. Il passe les Crocs, tranquille. C’est argenté.
Il y a des débris, il s’attend presque à voir du rouge. Le ressac fait danser les restes frais d’une embarcation malheureuse, encore une fois, la bonne raison. Il ne trouve pas ça triste. Charon passe dans son vieux tueur de géants, contemple sans penser à rien ce qui pas plus loin qu’aujourd’hui faisait filer cœur terreux et poumons secs entre les vagues. Ça fera une jolie épave.
Pourtant, les courants sont étranges. Il y a de petits tourbillons, signes d’effort. L’argent de l’écume est un peu trop blanc. Quelque chose refuse de couler… Il voit une main, qui s’agite, et même, deux yeux. La pensée le foudroie : la baleine, les flancs percés de la baleine. Ça s’appelle, la peur de la mort. Il n’est pas là par hasard, n’est-ce pas ? Pourquoi n’est-il pas passé plus tard, ou ailleurs ? Il y aurait eu un mort, pas de sa faute. Mais là il va mourir. Et tu es là. Simple question de bon sens.
Donc il lance une bouée, une corde, comme on fait d’habitude ; et la vie s’y accroche, il se sent royal. Ça fait presque peur ? Bah ; nous disions donc, il remonte le naufragé. Bientôt ils sont deux sur le bateau, et Bosco observe, la jeunesse, les habits trempés, la respiration saccadée, les yeux perçants. Il ne parle pas tout de suite. Il ne comprend pas trop pourquoi, mais il est en colère.
- Qu’est-ce que tu foutais là ? Qu’est-ce que tu fous en mer si tu sais pas mener une barque ? Tu tiens vraiment à crever ?
Un aboiement de loup de mer.
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MessageSujet: Re: Pâturage des grands fonds   Lun 11 Sep - 12:24

Un anneau strié de rouge et de blanc
est entré dans mon champ de vision.

C'est drôle, je me dis, de voir ces couleurs-là dans le bleu de l'océan.
Que me dit le mouvement, sinon d'échapper à l'immersion ?

Il faut que je l'attrape. C'est peut-être le signe de quelque chose.
Mes mains, avec force se cognent à l'objet, puis encerclent le fil d'un cordage épais.
Je le sens, quelque chose ou quelqu'un est en train de tirer de l'autre côté.
Mon corps lourd, lentement, s'extirpe de la poigne de l'eau.

... Et j’émerge !
Si lourds soient mes parures, le choc contre le bois d'un pont inconnu m'est plus familier.
C'est ça, la vérité. Je me suis noyé, misérablement.
Comment ça s'est fait ? Je peux encore apercevoir l'horizon dans mes yeux.

Des gerbes salées éclatent de ma bouche, élargissent la flaque que j'aie créée à ma suite,
vulgarisent l'instant d'être sauvé.
Il me semble avoir déjà vu un tel spectacle auparavant.
Oh oui, c'est ça.
C'est ce que font les poissons au moment d'être délestés de leur maison.

Une voix rugueuse me questionne sur mon incompétence.

"La tempête."

Mes mots ont perdu de leur sens, ça doit se sentir.
J'ai froid, si froid.
Ce que je porte alourdit mon corps, colle ma peau.
Une couverture, je voudrais.

Mais je n'ai pas la force de la demander
quand mon regard rencontre celui d'un homme qui semble avoir traversé les sept mers.
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